Accessoires recommandés pour un EDPM.

En plus de l’engin lui-même, circuler en EPDM exige un minimum d’équipements dont la liste varie selon le type de matériel utilisé et surtout son usage. Certains peuvent être obligatoires, d’autres fortement recommandés pour sa sécurité ou simplement son confort…

>Le casque

Uniquement obligatoire hors agglomération, là où il est autorisé de rouler en EDPM, le casque est fortement conseillé en toutes circonstances, quel que soit le parcours et le type d’engin (trottinette, hoverboard, gyroroue, etc.), car le moindre choc à la tête peut avoir de lourdes conséquences. Pas de fausse excuse : du moment que le modèle réponde à la norme CE EN1078, le choix est vaste entre les modèles discrets ou au contraire flashies, les plus ou moins sophistiqués pouvant intégrer une visière pour se protéger de la pluie et des poussières. Il existe même des modèles pliants.

Les casques sont pour la plupart disponibles en XS, S, M, L, XL ou couvrent deux tailles à la fois : les S/M s’adressent à un tour de crâne allant en général de 54 à 58 cm, les tailles L/XL de 59 à 63 cm. Mieux vaut privilégier un casque à molette pour un réglage optimal plutôt que ceux fournis avec des kits de mousses. Il est impératif d’essayer le casque avant de l’acheter. Pour cela, posez-le droit sur le front, ajustez la molette et les sangles de part et d’autre des oreilles et attachez-le. La sangle ne doit pas être ni trop serrée ni trop lâche et la coque ne doit à peine bouger en secouant la tête.

Privilégiez les modèles disposant d’options de visibilité, telle qu’un éclairage bouton à fixer à l’arrière, bien plus visible que le dispositif lumineux obligatoires du garde-boue (trop bas). Dans vos critères de choix, l’aération constitue un critère important : plus elle est élevée, moins vous risquez de suer. A l’inverse, trop d’aération laisse passer le froid et la pluie, sauf à glisser une protection imperméable amovible (en option). D’ailleurs, rien ne vous empêche de recourir à un casque de ski, surtout en hiver, car ces modèles protègent mieux notamment du froid. Mais ils sont plus lourds et ceux qui couvrent les oreilles ont le tort d’atténuer les sons alors que l’ouïe est le sens essentiel pour prévenir des dangers venant de derrière. Côté prix, la fourchette est large, pour une moyenne d’environ 100€.

>Les gants

Les gants sont aussi importants que le casque ! Pas seulement pour se protéger des intempéries et du froid, mais parce qu’en cas de chute, les mains seront en premier en contact avec le sol, qui se révèle abrasif avec la vitesse. Non seulement c’est très douloureux, mais la cicatrisation est longue et gênante. Il existe des gants en différentes matières, à choisir selon l’usage et la saison. Ceux en laine n’ont quasi aucun intérêt, ne protégeant pas des aléas climatiques et sont inefficaces contre les blessures ; ceux en cuir protègent bien de l’abrasion et du froid mais moins contre la pluie (ils sont longs à sécher) ; ceux en soie, très bon isolant thermique, se limitent à un usage en sous-gants ; ceux en matériaux composites sont un bon compromis.

Entre intempéries, froid ou transpiration en été, il est nécessaire d’avoir au moins deux paires à utiliser en fonction de la saison. Pour une trottinette en usage urbain, privilégiez le confort et la facilité d’utilisation, mais de préférence avec des renforts souples de la paume pour se protéger et des scratchs, car ils ferment bien le gant et l’ajustent au mieux, renforçant la résistance à l’arrachement en cas de glissade. Des renforts rigides s’imposent pour la pratique de la gyroroue ou du skate afin de protéger les poignets d’une foulure. Il existe même des gants avec des renforts de phalange pour les modèles puissants ou en usage off road.

Pour ceux qui téléphonent beaucoup (à l’arrêt !), il existe de plus en plus de gants avec des zones tactiles, de même que des modèles chauffants.

En ce qui concerne la taille, prévoyez un peu large, surtout pour les gants d’hiver. La plupart des prix varient de 50 à 80€. Et selon vos aptitudes, n’hésitez pas à ajouter coudières et genouillères surtout durant les premiers mois d’utilisation, les plus accidentogènes.

>Le rétroviseur

Le rétroviseur n’est pas obligatoire mais se révèle fort utile, car le danger vient souvent de l’arrière. Il en existe bien des formes, le critère le plus important étant le mode de fixation, sur l’engin… ou sur soi. Pour une trottinette électrique, le plus simple est le rétroviseur à fixer solidement sur le guidon par un collier de serrage, car il ne faut pas que le miroir bouge en roulant. Il existe aussi le rétroviseur en prolongement de guidon, qui s’insère à l’extrémité du tube à condition que les bouchons aux extrémités soient amovibles. Autrement, on peut recourir à un rétroviseur portatif à fixer au poignet à l’aide de scratch, à ajuster dans la meilleure position. C’est la meilleure solution en gyroroue. On peut aussi le fixer au casque, solution plutôt pratique grâce à sa tige orientable, légère de surcroît. Le miroir offre une bonne vue arrière au conducteur, qui a juste besoin de lever les yeux. Compter de 10 à 40€ en moyenne.

>Un équipement rétro-réfléchissant

La nouvelle règlementation d’octobre 2019 encadrant l’usage des engins de micro-mobilité ne rend obligatoire le port du gilet à haute visibilité, ou un équipement rétro-réfléchissant, que la nuit et de jour en cas de « visibilité insuffisante » (notion assez vague)… Mais mieux vaut porter en permanence un tel équipement, tant les dispositifs lumineux des EPDM sont insuffisants, car trop bas. Car plus on est visible de loin, et plus les autres usagers – piétons, trotteurs, cyclistes, automobilistes, etc. – ont le temps d’adapter leur « conduite » pour éviter tout contact malencontreux. Du simple gilet rétroréfléchissant à moins de 10€ au plastron de protection avec kit clignotant lumineux à environ 50€, en passant par la ceinture à leds (20€) ou au couvre sac-à-dos avec panneau leds intégrés, il y a l’embarras du choix.

>Un sac de transport

Rien de tel qu’une trott’ ruisselante pour se faire détester dans un métro bondé ou à l’entrée d’un magasin. Pour éviter de (se) salir, la housse est d’autant plus utile qu’elle facilite le transport. Il n’existe malheureusement pas de modèle standard, mais les prix sont raisonnables, allant de 20 à 80€ pour la plupart, selon leur qualité, qu’elles soient souples ou rigides, avec ou sans poignée. La différence viendra aussi d’autres éléments de rangement bien utiles pour transporter plus de choses.

>L’antivol

Ce genre de situation est toujours risquée : il arrive qu’on soit obligé de laisser son EPDM dans la rue ou dans un local non sécurisé quelques minutes, parfois davantage. Plus le prix de l’engin est élevé et plus il sera nécessaire d’investir dans un antivol de qualité, tout en l’utilisant à bon escient. Il existe de nombreuses sortes d’antivol pour trottinette dont le niveau de résistance à la tentative de vol varie selon des échelles – hélas – différentes selon leur provenance ou l’organisme de certification (SRA, FUB, Afnor/NF, etc.) ou celle du fabricant (Abus, Kriptonite…). Les échelles vont ainsi de 1 à 10, de 1 à 15, voire jusqu’à 20 ! Aucun modèle n’est totalement inviolable, mais plus son niveau de résistance est élevé et plus il faudra du matériel lourd pour en venir à bout. Ainsi, un simple coupe-boulon ou une pince coupante suffiront pour venir à bout en quelques secondes d’un antivol-câble de niveau 1, certes pas cher (10€). A l’inverse, il faudra une disqueuse, du temps et de l’expérience pour un U au niveau maximal (80€). Très apprécié des trotteurs, l’antivol menotte (80€), résistante, compacte et facile à installer.

Un bon antivol, c’est parfait, encore faut-il bien s’en servir : le point d’attache doit être au moins aussi solide, tel du mobilier urbain : lampadaire, banc encastré dans le sol (mais pas fixé par des boulons !), arceau de parking vélo (idem), etc. Privilégiez les lieux de passage plutôt que ceux isolés. Dernier point important : choisir le bon point d’attache sur l’EPDM lui-même : éviter la colonne de direction ou la roue avant, éléments les plus faciles à démonter, au profit d’un organe du cadre indémontable. Enfin, comme les vélos, faites marquer l’engin : vous serez prévenu dans le cas où il serait retrouvé.

Article rédigé par Pascal Pennec

Les EPDM, stars de la 20e Semaine de la mobilité européenne

 

Organisée chaque année du 16 au 22 septembre, la Semaine européenne de la mobilité (SEM) a pour objectif d’inciter le plus grand nombre de personnes à adopter une démarche éco-citoyenne pérenne. En clair, délaisser voire abandonner la voiture particulière pour privilégier les déplacement doux et alternatifs tels que transports publics, covoiturage, autopartage, vélo, trottinettes et autres EDPM…

Après avoir enregistré l’an dernier, malgré le contexte pandémique, une participation quasi record de près de 3.000 villes dans 53 pays, cette 20e édition a pour thème « En sécurité et en bonne santé avec les mobilités durables », et pour slogan « Restez en forme. Bougez durable ». C’est une façon de rendre hommage aux terribles épreuves subies par les Européens depuis dix-huit mois et de mettre en lumière le changement sociétal qui résulte de cette crise sanitaire sans précédent, en particulier concernant les nombreuses solutions de mobilité instaurées dans les villes.

A l’occasion de cette 20e édition, le programme Mobiprox fait bien sûr partie des nombreux acteurs de terrain mobilisés, puisqu’il « contribue à la diffusion des bonnes pratiques et renforce les actions de sensibilisation sur l’ensemble du territoire en faveur d’un meilleur partage de la route », commente Anne Lavaud, déléguée générale de l’association Prévention Routière. Ce sont ainsi une quinzaine d’opérations de sensibilisation et d’initiation à la trottinette électrique qui ont lieu dans six régions pour différents bénéficiaires – collectivités, salons, entreprises – et différents publics : agents, employés, responsables, grand public. Voici le détail jour par jour…

-16 septembre : Nouvelle Aquitaine, au CHU de Bordeaux (33)

-17 sept. : Nouvelle Aquitaine, pour l’Agglomération de Saintes (17)

-18 sept. : Ile-de-France, pour la Ville de Sannois (95)

-18 et 19 sept : PACA, animation chez PSA Retail de Marseille (13)

-19 sept. : Normandie, à Maromme (61)

-20 sept. : Hauts-de-France, à l’agence Pôle emploi de Valenciennes (59) ; Occitanie, pour Toulouse Métropole (31) ; Ile-de-France, dans le cadre de l’événement Bike to Work (92)

-21 sept. : Hauts-de-France, à l’agence Pôle emploi de Lille (59) ; Ile-de-France, pour les agents de la mairie de Rosny-Sous-Bois (93) et pour le deuxième jour de l’événement Bike to Work (92)

-21 au 23 sept. : Nouvelle Aquitaine, au Salon Enviro Pro (33)

 

Article rédigé par Pascal Pennec

 

 

39%

 

La part des utilisateurs d’EPDM qui ne connaissent pas l’existence d’un code de la route spécifique aux micro-mobilités !

C’est l’un des enseignements de l’enquête menée par la Fédération des professionnels de la micro-mobilité (FP2M) et l’association Assurance prévention publiée en octobre 2020. A la question « Depuis le 25 octobre 2019 est entrée en vigueur une réglementation et une nouvelle catégorie du code de la route spécifique pour les engins de déplacements personnels motorisés appelés EPDM. Cette catégorie comprend les engins suivants : trottinette électrique, gyroroue, skateboard électrique, gyropode/Segway, hoverboard…). En aviez-vous entendu parler avant ? »

Oui, ont répondu 61% des propriétaires d’EPDM interrogés et 54% des utilisateurs en libre-service. Etonnamment, c’est globalement autant que la moyenne des 4.200 Français sondés pour cette enquête (57%). Plus surprenant encore, le détail par catégories d’usagers montre que les personnes les plus au courant de cette réglementation sont les cyclistes (86%), puis les motards (63%), les piétons (58%), enfin les automobilistes (49%).

Quelles sont les évolutions qui ont le plus fait « tilt » chez les propriétaires d’un EPDM ? De loin la limitation de vitesse à 25km/h (pour 86% d’entre eux), l’interdiction de rouler sur les trottoirs (83%) et à deux sur l’engin (81%). Suivent l’interdiction du port des écouteurs ou du téléphone en main (75%), l’interdiction aux moins de 12ans (73%), l’obligation de circuler sur les voies cyclables en agglomération (72%), l’obligation d’équiper l’engin de feux de position (69%), d’un système de freinage et d’un avertisseur sonore (65%).

Si les principales nouvelles règles commencent à se savoir, les autres restent donc mal connues. Au travers des nombreuses actions de sensibilisation menées partout en France par le programme Mobiprox, les professionnels de la FPMM et l’association Prévention Routière vont par conséquent continuer à travailler à la diffusion de ces évolutions du code de la route auprès des utilisateurs, et plus largement auprès du grand public de plus en plus adepte de ces nouvelles mobilités.

Lien vers l’étude : https://fpmm.fr/usages-risques-et-perceptions-panorama-de-la-france-des-nouvelles-mobilites/

 

Article rédigé par Pascal Pennec

Ahmed Ouzane, ambassadeur du programme Mobiprox

Mobiprox : Comment devient-on ambassadeur Mobiprox ?

Ahmed Ouzane : La plupart des confrères ambassadeurs sont des pros des micro-mobilités : fabricants, distributeurs, spécialistes de la règlementation ou issus d’organismes de formation… Personnellement, je suis expert sécurité routière, j’interviens en dehors de Mobiprox dans la formation des enseignants à la conduite étant titulaire du BAFM, j’interviens aussi à l’INSERR, l’Institut national de sécurité routière et de recherches.

 

MP : En quoi consiste votre mission ?

AO : Nous sommes amenés à produire par l’intermédiaire de webinaires des actions de formation et d’information autour des micro-mobilités. La majorité sont composées d’un volet théorique autour de deux axes. D’une part, la sensibilisation à la règlementation routière, les obligations, les interdictions, les nouvelles règles issues de l’entrée il y a moins de deux ans des micro-mobilités dans le code de la route ; et d’autre part, nous faisons le point sur l’approche écologique, qui représente l’ADN principal du programme. L’idée est de faire le point sur les usages de chacun, de rendre compte par exemple que sur des trajets de moins d’un kilomètre, six Français sur dix vont préférer l’auto à n’importe quel autre mode de déplacement par habitude ou pour ne pas avoir pris le temps d’y réfléchir. Les nouvelles mobilités permettent d’aborder quelque chose qui n’est pas encore entré dans les mœurs : les déplacements multimodaux. Prendre sa trottinette dans le coffre de la voiture après avoir déposé les enfants à l’école, c’est un vrai changement de paradigme.

 

MP : Et vous proposez également un volet pratique ?

AO : A chaque fois que nous nous déplaçons, après avoir abordé le volet théorique précédent, nous proposons dans un second temps une initiation aux bonnes pratiques de la trottinette. L’idée n’est pas d’apprendre à en faire, mais d’enseigner les bons comportements de manière rationnelle. La plupart du temps, la première fois que les gens en essaient une, ils placent un pied devant, un pied derrière, alors que typiquement il faut les avoir l’un à côté de l’autre car cela met la gravité au bon endroit et permet de pouvoir tourner de façon plus équilibrée ou de mieux passer un obstacle. Cela peut sembler contre-intuitif mais c’est une position de sécurité qui minimisera les risques en cas d’accident.

 

MP : Qui participe à ces formations ?

AO : Les profils sont très variés, sachant que nous allons soit vers les collectivités territoriales, soit les séminaires d’entreprises, soit vers le grand public. Au début du programme les profils étaient plutôt des jeunes, puis sont venus des âges de plus en plus avancés. Nous étions récemment à Bordeaux Métropole face à des 30-40-50 ans. Mais le doyen que j’ai eu à accompagner avait plus de 80 ans. Finalement, les plus actifs, ceux qui montent le plus, ce sont soit les jeunes, soit les 30 à 50 ans qui se soucient d’écologie et ont accumulé trop de déboires avec leur voiture entre stationnement, encombrements, etc. Ainsi avons-nous beaucoup de retours de gens qui disent vouloir s’équiper rapidement au moins pour faire du multimodal ou du transport pendulaire (trajet domicile-travail et retour).

 

MP : Qu’est-ce qui vous surprend le plus parmi vos trotteurs ?

AO : Je m’étonne encore de la méconnaissance de la règlementation en matière d’assurance. Les EPDM étant devenus un objet de déplacement, certaines personnes découvrent que c’est une catégorie de véhicule terrestre à moteur, impliquant une obligation d’assurance. Et ce qui m’a le plus surpris, au fond, c’est l’écart impressionnant entre l’accidentalité et la surreprésentation qu’en fait le grand public. En 2019, on a déploré dix tués. Cela suffit pour que les gens trouvent cette pratique extrêmement dangereuse, sans doute parce que le moindre incident rapporté par les médias fait beaucoup parler. Donc est-ce l’objet qui est dangereux ? Ou faut-il mettre en cause la manière de s’en servir ? Comme avec tout véhicule motorisé, c’est bien un non-respect de la règlementation, donc un mauvais comportement, qui est à l’origine des accidents… Dernier constat, mais positif, c’est la vitesse avec laquelle les gens adoptent le bon comportement. Une fois qu’ils sont montés sur la machine, et qu’ils ont eu l’info, ça leur donne envie de tenter l’expérience. Or, comme nous leur proposons tout de suite de le faire, ils prennent immédiatement du plaisir et s’aperçoivent de l’implication du comportement sur le risque. On a pas mal de gens convaincus par ça. En clair, l’essayer c’est l’adopter.

 

Interview de Pascal Pennec

Motif n°1 d’achat d’une trottinette : le gain de temps

Encore une étude riche d’enseignements sur les utilisateurs de trottinettes électriques et gyropodes, tout du moins les 453 volontaires qui font partie du panel Mobiprox. A partir des données collectées en permanence par le Smart Mobility Lab et OpinionWay, il se confirme que le trotteur type n’est pas le jeune urbain branché que l’on imagine souvent : l’âge moyen est de 37,8 ans. Près des deux-tiers sont des hommes (62%), 46% âgés de 35 à 49 ans, et la moitié d’entre eux sont des « CSP- ». Le phénomène est national, avec en tête 37% d’utilisateurs en Ile-de-France, 24% dans le Sud-Est, 19% dans le Nord-Est, sachant qu’un tiers seulement résident dans des communes de plus de 100.000 habitants. Enfin, un panéliste sur deux s’en sert quotidiennement, tant pour aller au boulot ou en cours (74%), se balader (62%), faire les courses (58%), etc.

Question très intéressante : quelle est la motivation n°1 ayant poussé ces utilisateurs vers un EPDM ? Réponse : le gain de temps pour 63% d’entre eux, le motif écolo n’attirant que 25% des suffrages. « Cela peut paraître contre-intuitif pour des engins qui plafonnent à 25 km/h », commente Christophe Ramond, directeur des études et recherches de La Prévention routière, partenaire du programme Mobiprox. Mais cela n’a en fait rien d’étonnant : « Cela répond aux problèmes d’encombrements qui ralentissent les voitures mais aussi les transports en commun de surface », que les nombreux adeptes d’un usage multimodal de leur EPDM ont résolu. En effet, plus des deux-tiers (67%) emportent leur engin au sein d’un autre moyen de transports, qu’il s’agisse d’une voiture, d’un train ou d’un métro. Cette utilisation pour réaliser « le dernier kilomètre » permet donc de gagner un temps précieux vu les longs parcours quotidiens réalisés : plus de 10km aller-retour pour 23%, entre 5 et 10km pour 36%. « Il y a une vraie dynamique en ce sens », poursuit Christophe Ramond, qui s’interroge : « Cet outil peut-il déclencher une démotorisation ? », c’est-à-dire « peut-il permettre de se passer de la voiture, ou au moins une sur les deux possédées par un foyer ? » Patience pour connaître la réponse…

 

Article rédigé par Pascal Pennec.

Alexandre Fassi : Secrétaire général de Cap au Nord Entreprendre à Marseille

 

 

Ce mois-ci, Mobiprox donne la parole à un acteur engagé pour l’essor des mobilités douces dans son territoire.

Mobiprox : Présentez-nous votre organisation.

Alexandre Fassi : Cap au Nord Entreprendre (CANE) est un réseau d’entreprises qui fédère des acteurs économiques sur un territoire, celui du nord de la ville de Marseille : les 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements, allant du littoral à Château-Gombert. Ce secteur constitue le poumon économique de la métropole Aix-Marseille-Provence, avec la présence d’acteurs stratégiques comme la Snef, Haribo, le grand port maritime, etc., tous faisant partie de nos adhérents. En ajoutant les professions libérales, les commerçants, ce sont 4.500 entreprises employant 85.000 personnes, et même 102.000 avec le port. Notre objectif est de développer l’attractivité globale du territoire, qu’il s’agisse de relations humaines, emploi, cadre de vie, voierie, impact environnemental ou mobilité. Celle-ci est même devenue une grande priorité étant donnée notre situation à l’extérieur du centre urbain. Nous avons peu de transports en commun (les deux lignes de métro s’arrêtent à Capitaine-Gèze et à La Rose), d’où certaines difficultés pour les salariés à se rendre sur leur lieu de travail : 90% viennent seuls en voiture.

MB : Lutter contre cet autosolisme constitue pour vous un enjeu majeur ?

AF : Pour les 85.000 personnes qui viennent travailler, auxquels s’ajoutent les clients, fournisseurs et habitants, il était naturel d’essayer de voir comment faciliter leurs déplacements compte tenu de deux grands éléments à prendre en compte. D’une part, l’absence de solutions alternatives par rapport à la voiture individuelle, constituant de surcroît un vrai handicap pour les demandeurs d’emploi sans solution de transport ; d’autre part, une réelle problématique culturelle : les gens se déplacent seuls en voiture ‘parce que ci, parce que ça’. A nous de trouver des solutions, de réfléchir autrement avec nos entreprises, d’expérimenter, d’inciter à de nouvelles pratiques, parce qu’il y a des ZFE qui arrivent, les enjeux de pollution, de foncier (on ne peut pas construire que des parkings), les problèmes de congestion. Il faut donc penser le coup d’après.

MB : Et c’est ainsi qu’a émergé la solution Mobiprox ?

AF : Dès 2016, nous avons imaginé différentes solutions : transport en micro-navettes depuis les terminus des métros, transport à la demande avec des entreprises d’insertion, puis est venue s’ajouter naturellement la question des modes de déplacement doux avec la FP2M (Fédération des professionnels de la micro-mobilité) qui a aussi une vocation très B to B. Son président Fabrice Furlan a identifié ce territoire comme potentiellement pilote.

MB : Concrètement ?

AF : Grâce à Mobiprox, nous nous sommes dit qu’on allait travailler avec nos acteurs économiques autour de la sensibilisation à la pratique du vélo et de la trottinette. Cela revient à organiser des journées de formation auprès des entreprises et leurs salariés, et à proposer des solutions connectées à l’ensemble de celles proposées par les prestataires du territoire issus de la FP2M, notamment Plume Mobility. De plus, Mobiprox représente un levier important pour aller chercher d’autres opérateurs comme la métropole Aix-Marseille-Provence. D’une part pour améliorer les infrastructures, car dans le nord de la ville la chaussée n’est pas terrible, pas plus que pistes cyclables sont adaptées à la trottinette. D’autre part, pour que la Métropole soit partie prenante de cette dynamique en participant à l’achat des flottes. Nous sommes allés les voir avec la FP2M et nous sommes mis d’accord sur des pratiques tarifaires avantageuses à destination de ces ‘nouveaux héros du quotidien’. Ainsi, dès qu’une entreprise fait appel à Mobiprox, qui contribue à hauteur de 20%, la Métropole suit à hauteur de 40%.

MB : Vous avez déjà pu mesurer l’impact sur les déplacements ?

AF : Nous avons lancé le programme en avril, c’est donc trop tôt. Par contre, nous avons déjà une bonne dizaine d’entreprises qui sont intéressées, et pas que les plus petites. Leur profil est très hétérogène : nous venons de travailler avec une TPE d’une dizaine de collaborateurs qui a pris deux vélos, nous allons travailler avec le chantier naval de Marseille ou avec des entreprises C2E comme Sonergia. Il y a un vrai intérêt entre la reconnaissance d’un acteur de terrain comme nous, qui a une identité forte sur le sujet mobilité, et l’expertise que peut apporter la FP2M avec la solution adaptée : c’est un vrai coup d’accélérateur.

MB : Un message à destination des entreprises qui hésitent encore ?

AF : Quand des experts se mobilisent pour inciter à de nouvelles pratiques, prenez le train en marche ! Car si l’on veut construire les mobilités de demain au service des entreprises pour qu’elles soient le plus attractives possible, il ne faut pas rester dans le wagon. Aujourd’hui, le partenariat entre CANE et FP2M autour de Mobiprox doit servir à ça : générer une confiance maximale pour permettre aux entreprises d’être locomotives : c’est vraiment le vecteur du changement en termes de pratique environnementale et en termes de déplacement.

 

Article rédigé par Pascal Pennec.

Le succès des EPDM fait de nombreux blessés

 

 

L’année 2020 restera probablement longtemps dans les annales de la Sécurité routière. Car avec 2780 personnes décédées sur les routes de métropole et d’outre-Mer, ce recensement macabre traduit un recul exceptionnel de -21% par rapport à 2019. Reflux tout aussi marquant (-20%) pour ce qui concerne les blessés. Cette tendance s’explique évidemment par les mesures de confinement et de couvre-feu qui ont considérablement limité les déplacements et donc les accidents.

A l’échelle de l’Hexagone (-22%), de gros écarts apparaissent logiquement selon les catégories d’usagers, toutes n’ayant pas été frappées avec la même intensité par les restrictions de circulation. Ainsi, les baisses les plus sensibles sont à mettre au profit des utilisateurs de camionnettes (-40%), des cyclomotoristes (-25%), des passagers de bus et autocars (-25%), des automobilistes (-23%), des motards (-22%), des piétons (-19%). A contrario, le recul atteint seulement -8% chez les camionneurs et -5% parmi les cyclistes, ce mode de transport solitaire ayant été prisé par un nouveau public soucieux d’éviter les transports en commun. Même constat à propos des utilisateurs de trottinettes et autres EPDM, recensés séparément depuis deux ans dans les statistiques de l’ONISR…

>7 trotteurs tués. Sur l’ensemble de l’année passée, 7 utilisateurs d’engin de déplacement personnel motorisé (EDPM) se sont ou ont été tués, ce qui représente toutefois trois de moins qu’en 2019 malgré le boum du nombre d’utilisateurs… durant les périodes de circulation autorisées.

>774 blessés. Cet afflux de nouveaux adeptes a en revanche entraîné une explosion de 40% du nombre de blessés ! On notera que 99% d’entre eux l’ont été en agglomération, l’utilisation d’un EPDM en dehors étant rarement autorisée.

>Les 25-54 ans les plus touchés. Peu de précisions ont encore été communiquées sur les profils des utilisateurs, si ce n’est qu’on déplore près de 500 blessés parmi cette tranche d’âge et moitié moins chez les 0-24 ans, le petit reliquat touchant des 55 ans et plus. Pour rappel, en 2019, parmi les 10 usagers décédés, 9 étaient des hommes et ils représentaient 7 blessés sur 10.

>Nuits de tous les dangers. Toujours en 2019, les accidents mortels ont eu lieu entre 20h et 7h, le maximum d’accidents survenant de jour, en semaine, surtout entre 16h et 19h, et par conditions atmosphériques normales.

>Sans casque. Parmi les 10 tués de 2019, 8 ne portaient pas de casque, de même que 71 % des blessés. Nous connaîtrons à la rentrée de septembre ces mêmes détails pour 2020.

* Observatoire national interministériel de la sécurité routière : https://www.onisr.securite-routiere.gouv.fr/

 

Article Rédigé par Pascal Pennec.

Les trott’ électriques surfent sur le coronavirus

Malgré le Covid, les engins de déplacements personnels (EPD) ne connaissent pas la crise. Il s’en est encore vendu 1,635 million l’an dernier en France, soit un peu plus qu’en 2019 (+1,2%) en dépit des longues semaines de confinement, selon le baromètre 2020 FP2M/Smart Mobility Lab.

Si les trottinettes raflent à elles seules 89% du marché des EPD, laissant des miettes aux hoverboards (94.000 ventes, +12%), engins à selle (31.100, +4%), gyroroues (7.100, +30%), skate électriques (5.900, -24%) et autres gyropodes (5.200, +206%), les trott’ mécaniques restent plus demandées que les électriques. Mais année après année, l’écart se resserre avec respectivement 851.000 ventes (-16% l’an dernier) contre 640.000 (+34%).

On compterait ainsi désormais plus de 2 millions d’utilisateurs de trottinettes électriques ! Pour Christophe Ramond, directeur des études et recherches de La Prévention routière, deux explications à ce phénomène. Tout d’abord, « l’entrée des micromobilités dans le code de la route a donné à la fois un statut légitime à ce mode de déplacement, un cadre technique et un cadre d’utilisation. Pour tout le monde, la réglementation est rassurante : on sait qu’une trottinette électrique ne peut emprunter les trottoirs et que la tolérance des pistes cyclables est devenue un droit. Fait important, le code de la route encadre ces engins qui ne vont pas vite (25 km/h), sont limités en termes de puissance, sont bien équipés en système d’éclairage et de freinage, enfin tout ce qu’il faut pour se sentir en sécurité. »

Seconde explication : « La crise sanitaire a eu un impact très fort sur la mobilité. Avec deux effets. L’un, négatif, étant la diminution de la demande de mobilité ; l’autre, positif, qu’est l’adoption d’un engin personnel dans un contexte de crainte de contagion et du besoin de distance sociale. »

Il faut néanmoins continuer à vaincre les réticences et les idées reçues. D’où cette invitation, que vous soyez utilisateur ou non d’un EPD, à répondre à l’enquête Mobiprox sur les micromobilités (lien : https://www.preventionroutiere.asso.fr/limesurvey/index.php/213179). Elle aidera La Prévention routière à mieux orienter ses actions de sensibilisation.

 

Article rédigé par Pascal Pennec

Portrait d’une jeune trotteuse parisienne

 

 

Lyse Beghin

 

Portrait d’une jeune trotteuse parisienne, étudiante de 21 ans, qui ne changerait de mode transport pour rien au monde malgré quelques déboires…

Bonjour Lyse, décrivez-nous la trotteuse que vous êtes.

Je me déplace exclusivement en trottinette depuis le mois d’août après avoir été une utilisatrice occasionnelle en louant des Lime depuis novembre 2019. Habitant près du Père Lachaise, dans le nord-est de la capitale, j’effectue chaque jour un long trajet de 13 km (26 aller-retour, donc) pour rallier l’extrême ouest de la ville en passant par Bastille et les quais, sachant qu’un quart de mon parcours se fait sur les voies de bus.

Pourquoi avez-vous adopté ce mode de transport ?

Parce que dans le métro il m’arrivait de faire de sérieuses crises de claustrophobie au point de ne plus pouvoir respirer. Sur ma trottinette, ces crises n’arrivent jamais. Alors, à moins de n’être vraiment pas en forme, qu’il pleuve ou qu’il vente je suis sur ma trott. Ça m’aère aussi l’esprit.

Votre trajet est agréable ou s’agit-il d’un parcours semé d’embuches ?

Globalement ça va, sauf quand les pistes cyclables se trouvent au milieu des trottoirs, car les piétons ne font vraiment pas attention, ou sur les pavés : malheureusement, ils sont si mal entretenus – beaucoup de joints complètement défaits, de pavés absents laissant de gros trous – que j’ai souvent l’impression que ma trott’ va se casser en morceaux. Surtout qu’il s’agit d’un modèle sans suspension, une Ninebot Max G30 que j’ai choisie pour sa bonne résistance à l’eau.

Durant vos trajets, comment se passe la cohabitation avec les autres usagers ?

Le pire c’est avec les voitures qui se garent sur les voies cyclables ou celles qui essaient de doubler dans les voies étroites : les automobilistes ne rendent pas compte à quel point c’est dangereux. La cohabitation avec les cyclistes, ça va. Mais avec les piétons, c’est compliqué. Il m’arrive fréquemment de me faire insulter ! On m’a même déjà craché dessus ou envoyé des objets.

Fichtre ! Comment l’expliquez-vous ?

Il y a vraiment une haine du trotteur à Paris. Je pense que tout ça est dû à ceux qui faisaient n’importe quoi lors du premier confinement, notamment sur les trottoirs, ou aux gamins qui font des rodéos avec des engins de location.  Et plus encore à cause de tous ceux qui grillent les feux. Pour moi qui respecte la signalisation, ce comportement m’énerve, ils sont inconscients.

Côté sécurité, vous êtes bien équipée ? Pas eu de bobo ?

Oui, je porte un casque, un gilet orange et une plaque clignotante indiquant stop et directions accrochée à mon sac à dos. Mais j’ai beau être très vigilante, j’ai eu un accident. Alors que je circulais sur une piste cyclable tracée au milieu d’un trottoir, en arrivant à une intersection j’ai percuté de plein fouet une dépanneuse. Un groupe de piétons lui avait bouché la vue et m’avais empêché de voir son clignotant. Il m’a traînée sur 5 mètres ! Bilan, un gros hématome au mollet droit et les terminaisons nerveuses en charpie. J’ai perdu toute sensibilité pour le moment mais ça devrait revenir. Enfin, y a pire…

Un message à faire passer ?

Il faut absolument améliorer la cohabitation entre piétons, vélos, trottinettes sur les voies réservées et lutter contre les véhicules qui s’y garent. Nos pistes sont constamment envahies et la Police ne fait rien, j’en ai été témoin. De même, il y a trop de pistes défoncées, ce qui représente une grave source d’accidents.

 

Article rédigé par Pascal Pennec

Enquêtes de la DGCCRF sur les trottinettes et autres EPDM

 

La réaction de Fabrice Furlan, président de la FP2M

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes s’intéresse décidément de près aux nouvelles mobilités. Le 4 février dernier, elle rappelait par voie de communiqué le résultat d’une enquête de terrain menée en 2019 sur la filière des EPDM. Rebelote le 29 avril ! Là, c’est par trois communiqués différents que la DGCCRF évoque cette même enquête sur les EPDM, tout en rappelant une seconde elle aussi réalisée en 2019 cette fois sur les trottinettes mécaniques. Conclusion sans appel : « Au vu de ces résultats et des évolutions technologiques rapides du secteur, la DGCCRF poursuivra les contrôles dans les années à venir et rappelle aux fédérations et aux professionnels concernés les obligations en matière de sécurité des équipements vendus aux consommateurs. »

Si chacun peut se féliciter du vif intérêt porté par l’Etat à ce secteur, il y a de quoi se montrer surpris par la répétition du rappel de ces deux enquêtes déjà très anciennes au regard de la rapidité avec laquelle la filière évolue depuis quelques mois. Qu’en pensent les professionnels concernés ? Mobiprox a recueilli l’avis de Fabrice Furlan, président de la Fédération des professionnels de la micro-mobilité (FP2M).

« En tant que fédération, nous devons être actifs en permanence sur tous ces sujets. Et si rien n’est jamais parfait et qu’il faut lutter sans fin contre les produits présentant un risque pour les usagers, les choses ont beaucoup évolué, grâce notamment aux dernières réglementations. » En l’occurrence, le décret d’octobre 2019 et les arrêtés de juillet 2020 (règles de circulation, bridage à 25 km/h, équipements de sécurité, avertisseur sonore et visuels, performance du freinage) ou la norme européenne qui exige la conformité à un grand nombre d’exigences de qualité des engins, aussi bien au niveau mécanique qu’électrique.

« L’avantage des normes d’application volontaire est de donner un cadre clair tant pour les fabricants et importateurs, que pour réaliser les contrôles de sécurité exigeants et uniformes par les laboratoires d’essai ou par les autorités de contrôle telles que la DGCCRF. Nous savons ainsi sur quoi travailler, et nous nous donnons les moyens de nous assurer de la plus grande sécurité de nos engins », poursuit Fabrice Furlan.

« Dans le même désir d’apporter le meilleur aux utilisateurs, la FP2M, après avoir fortement contribué au développement de la nouvelle norme européenne, a participé activement aux Assises de la mobilité en 2017 qui a donné lieu à la Loi d’orientation des mobilités (LOM). La fédération a aussi créé le label « QS3M » pour « Qualité de Service en Magasin de micro-mobilité ». Il contribue à ce que chaque client devienne un utilisateur averti en termes de sécurité, d’exigence d’assurance, d’adaptation à l’usage, d’entretien de premier niveau, de prise en compte du recyclage ; et à ce que tout vendeur soit régulièrement formé pour toujours mieux conseiller. »

Nul doute que les effets sur le terrain sont déjà tangibles…

 

Les deux enquêtes de la DGCCRF de 2019

La première porte sur les EPDM. Après une précédente opération réalisée en 2018, près de 280 établissements ont cette fois été contrôlés, depuis les importateurs jusqu’aux points de vente. « De nombreuses non-conformités, qu’il s’agisse des marquages obligatoires sur les produits ou de leur documentation technique » ont été relevées. 16 prélèvements d’engins ont eu lieu, dont 8 au final déclarés dangereux pour risque de choc électrique ou d’incendie, mauvaise isolation à l’humidité ou risque de démarrage intempestif, quatre d’entre eux faisant l’objet de mesures de retrait/rappel.

La seconde concerne les trottinettes mécaniques. Plus de 130 établissements ont été contrôlés, donnant lieu à 11 prélèvements pour 8 engins déclarés dangereux en raison de risques de coincement de doigts ou absences de marquages et faisant l’objet d’un retrait/rappel.

 

Article rédigé par Pascal Pennec